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/ Faculté des sciences de l'éducation

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EducatUM


ÉducatUM est le système de suivi des compétences mis en place au sein de la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal.

Douze compétences sont évaluées auprès des étudiants de la Faculté. Dans des programmes élaborés par compétences, comme le sont les baccalauréats en sciences de l’éducation, l’évaluation de ces compétences est, par souci de cohérence, incontournable.

Qu’entendons-nous par « évaluer des compétences »?

Le développement de compétences suppose du temps et, par conséquent, son suivi demande un certain nombre d’observations, réparties à travers le temps. C’est pourquoi, dans un programme, l’évaluation d’une compétence doit s’effectuer à travers un certain nombre de cours, et chacun des cours a pour rôle d’évaluer un certain nombre de compétences.

 

L’évaluation des compétences suppose donc un travail collectif effectué dans la continuité. À l’usage, ce travail amène les différents évaluateurs à adopter des attentes de plus en plus communes et cohérentes.

L’actuel système d’évaluation universitaire permet-il d’évaluer des compétences?

Le système d’évaluation en vigueur permet de savoir quelle note un étudiant a obtenue pour un cours donné. Or on a beau savoir quelles compétences ce cours évalue, il reste difficile de déterminer précisément ce que la note finale dit du développement de chaque compétence. Par exemple, si on sait qu’un étudiant a obtenu B dans un cours et que ce cours évalue les compétences 1, 2 et 3, peut-on être certain qu’il a satisfait aux attentes dans les trois compétences ? Cela pourrait effectivement être le cas, mais cela pourrait aussi refléter une déficience marquée dans l’une des trois compétences, compensée par un niveau très satisfaisant dans les deux autres. Pour pouvoir certifier, en fin de parcours, un niveau de développement suffisant pour chacune des 12 compétences, il est essentiel de pouvoir, en cours de formation, déceler les éventuelles lacunes dans le développement de ces compétences. Il faut donc, en plus de la note finale de chaque cours, une rétroaction plus spécifique sur le développement de chacune des compétences visées par chaque cours.

Par ailleurs, nous considérons qu’une compétence s’appuie sur des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être (ou attitudes). Alors que les divers travaux et examens qui servent à attribuer la note d’un cours évaluent essentiellement des savoirs et des savoir-faire, les attitudes sont le parent pauvre de ces modalités d’évaluation. Or, pour pouvoir prétendre évaluer des compétences, il est essentiel de tenir compte également des attitudes, d’où l’importance de prévoir une façon de rétroagir aux attitudes faisant partie intégrante des compétences.

Pourquoi mettre en place un système de suivi des compétences ?

En termes simples, le but d’un tel système est de former des futurs enseignants plus compétents. Pour ce faire, il faut pouvoir féliciter les étudiants qui se distinguent favorablement pour les encourager à se dépasser et valoriser officiellement leur excellence, qui peut se manifester autrement que par leurs notes. Il faut aussi pouvoir détecter rapidement les étudiants qui présentent des lacunes dans le développement de leurs compétences de façon à les soutenir adéquatement.

Nous encourageons d’ailleurs nos étudiants à mettre en place un tel système de suivi de leurs futurs élèves une fois qu’ils seront devenus des acteurs du milieu scolaire.

Comment fonctionne le système ?

Chaque cours et chaque stage a pour rôle de contribuer à l’évaluation d’un certain nombre de compétences à travers des modalités déterminées par l’enseignant ou le superviseur. Au terme du cours ou du stage, en plus de fournir une note (A, B+, C-, etc.) ou une mention (succès ou échec), l’enseignant ou le superviseur signale les étudiants qui se sont démarqués pour l’une ou l’autre des compétences soit parce qu’ils dépassaient les attentes, soit parce qu’ils y satisfaisaient partiellement ou qu’ils n’y satisfaisaient pas. La valeur par défaut est que l’étudiant satisfait aux attentes.

Au terme de chaque trimestre, le jury du programme analyse les dossiers des étudiants qui ont été signalés et peut, s’il le juge pertinent, envoyer un message à ces étudiants soit pour les féliciter soit pour leur signaler une difficulté. Dans ce deuxième cas, le jury précise à l’étudiant la nature de la difficulté, propose des pistes de remédiation ou suggère à l’étudiant d’en trouver et lui exprime des attentes claires avec une échéance pour y répondre.

L’étudiant doit avoir atteint le niveau de développement de ses compétences jugé satisfaisant par la Faculté pour pouvoir effectuer son 3e et son 4e stage.

L’étudiant peut suivre l’évaluation du développement de ses compétences en consultant son espace StudiUM, où apparaissent les rétroactions de ses enseignants, les messages du jury et le tableau de synthèse de son évolution.

 

Plus de détails sur le fonctionnement d’ÉducatUM sont fournis dans la section Ressources de ce site.

Comment concevoir la remédiation ?

L’esprit du système est d’aider les étudiants en difficulté à surmonter leurs défis. L’équipe pédagogique a assurément pour rôles de repérer les éventuelles faiblesses et de proposer un certain nombre d’outils pour aider les étudiants à y remédier. Toutefois, les étudiants, vus comme des professionnels en devenir, ont une responsabilité à assumer dans la remédiation à leurs propres lacunes. L’équipe pédagogique attend d’eux un niveau raisonnable d’autonomie pour qu’ils soient les premiers acteurs de leur réussite.

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