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/ Faculté des sciences de l'éducation

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Marie-Odile Magnan

L’identité linguistique des jeunes issus de l’immigration

La scolarisation en français joue-t-elle un rôle dans la construction identitaire des élèves issus de l'immigration au Québec ? C’est ce que tente de comprendre Marie-Odile Magnan.

La sociologue et jeune professeure au Département d’administration et fondements de l’éducation s’intéresse au rapport des jeunes issus de minorités linguistiques et ethniques aux identités et aux langues.

Madame Magnan constate que, chez les élèves issus de l'immigration scolarisés en français, le sentiment d’appartenance à l'identité québécoise est presque inexistant au primaire et au secondaire. Leur identité linguistique se définit davantage par leur pays d’origine et par leur appartenance au Canada. Un rapport instrumental  de distance s’établit à l’égard de la langue française et de l’histoire du Québec. En revanche, la chercheure observe que le sentiment d’appartenir au Québec se développe davantage chez les jeunes qui fréquentent le cégep et l’université en français, là où un changement des publics scolaires s’opère.

Par ailleurs, le choix linguistique du cégep et de l’université est purement instrumental et stratégique, soutient Mme Magnan. Ainsi, selon cette logique, les élèves qui optent pour un cégep anglophone présument que l’accès à une université anglophone en serait facilité et que, par conséquent, il leur serait davantage possible de poursuivre une carrière à l'étranger. Ceux qui optent pour le cégep francophone le font surtout pour maintenir une moyenne élevée ou pour avoir accès à un programme non offert dans les cégeps anglophones. 

Les recherches de Mme Magnan se fait en étroite collaboration avec cinq étudiantes : Fahimeh Darchinan et Véronique Grenier, étudiantes au doctorat; Émilie Larouche, étudiante à la maitrise,  et  Valérie Marquette et Marie-Pierre Boudreau-Chartier, étudiantes au baccalauréat en enseignement préscolaire-primaire.