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/ Faculté des sciences de l'éducation

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Marc-Albert Paquette

Diplômé

Marc-Albert Paquette : enseigner la grammaire c’est bien, mais inculquer la culture c’est mieux

 Pour Marc-Albert Paquette, l’enseignement en immersion française est une question de rencontre et de partage. Il a lui-même rencontré sa vocation dès le début de son parcours universitaire. Après avoir choisi l’Université de Montréal un peu par hasard, Marc-Albert s’est inscrit au baccalauréat en enseignement du français langue seconde, parce que le programme permettait de travailler à la fois en français ou en anglais, aux niveaux primaire, secondaire, ou adulte, partout au Canada. De nature très énergique, il s’est lancé corps et âme dans ce qui deviendra une grande histoire d’amour avec la profession enseignante.

Le travail auprès des communautés anglophones de Montréal

Lorsqu’il est question d’immersion, on pense tout de suite à l’immigration. « On aime les immigrants, on souhaite les accueillir. On oublie cependant des communautés déjà présentes. » Marc-Albert œuvre auprès des communautés anglophones de Montréal, car comme d’autres groupes, elles se battent pour exister.

Selon lui, si les programmes d’immersion française ont permis jusqu’à présent d’augmenter le niveau de bilinguisme de la communauté de langue anglaise, il reste encore du travail à faire pour que les apprenants se sentent partie prenante de la communauté francophone du Québec. « L’immersion est un travail d’amour et un effort constant de rencontre. La difficulté est de se mettre dans les souliers de l’autre. » Dans le cas des communautés déjà présentes sur le territoire québécois, le succès de l’immersion repose sur l’alliance de deux cultures. Selon la Commission de l’éducation en langue anglaise, un peu plus de 25% des élèves de 5e secondaire des écoles anglophones souhaitent quitter le Québec après leurs études. « On doit aborder la question sous un angle différent : enseigner la grammaire, c’est bien, mais inculquer la culture, c’est mieux! Il est impératif qu’ils conservent leur culture, tout en y ajoutant celle de la francophonie. »

L’implication associative

« Tout a commencé à ma première année de Bac, un jour où j’étais déguisé en Maya l’abeille. » C’est lors de la journée des initiations du baccalauréat que Marc-Albert a été repéré pour son énergie communicative et on l’a sollicité pour faire partie de l’Association Générale des Étudiants et Étudiantes en Éducation (AGÉÉÉ). Il a ensuite été approché par l’Association québécoise des enseignants en langue seconde (AQEFLS) pour siéger à son conseil d’administration, où il s’est impliqué durant 16 ans et où il a occupé le rôle de président. Cette implication lui a permis de rencontrer l’Association canadienne des professionnels de l’immersion (ACPI), où il occupe présentement le poste de président. La promotion de l’enseignement du français en Amérique du Nord l’amène à discuter des enjeux de l’immersion. « Être un enseignant en français langue seconde va de pair avec une personnalité militante. »

Optimiste du futur

Marc-Albert observe depuis quelques temps un intérêt grandissant des enseignants envers la recherche. « Les enseignants veulent nourrir leur agir compétent, ils remettent en question leurs techniques et savent qu’on ne peut pas toujours faire la même chose. » Cela fait d’ailleurs partie de son rôle de conseiller pédagogique en langue seconde de conseiller et d’outiller des enseignants en se basant sur les données les plus actuelles disponibles dans la recherche.

A-t-il un conseil à donner aux étudiants en enseignement du français langue seconde? « Crois fondamentalement que tu peux changer le monde, car c’est le cas, à petite échelle. »

Un cours marquant : Mon premier cours de recherche avec Françoise Armand. En 1 mois, on m’a permis de mettre en place un projet en français langue seconde au Centre de prévention de l’immigration à Laval en autoapprentissage. Le projet a duré 5 ans et cela a été ma première réalisation concrète.