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Félicitations aux lauréates des prix Marc-Gagnon et Jeanne-Grégoire

Chaque année, la Faculté des sciences de l’éducation souligne l’excellence de ses étudiantes et étudiants aux cycles supérieurs en remettant deux distinctions : le prix Marc-Gagnon pour le meilleur mémoire et le prix Jeanne-Grégoire pour la meilleure thèse.


Pour l’édition 2025, le prix Marc-Gagnon a été décerné à Sandrine Lavigne pour le meilleur mémoire présenté à la Faculté. Cette distinction témoigne de la grande qualité de son travail réalisé dans le cadre de ses études de maîtrise.

Le prix Jeanne-Grégoire a, quant à lui, été remis à Mathilde Hitier pour la meilleure thèse présentée à la Faculté.

Toutes nos félicitations aux lauréates pour leurs travaux qui témoignent de la vitalité de notre recherche en éducation!


Prix Marc-Gagnon

Sandrine Lavigne

Titre : Les différentes formes de meaning-making émergentes dans le travail des étudiant.e.s en physique de premier cycle universitaire 

Le mémoire de Sandrine Lavigne analyse la diversité des processus de meaning-making chez des étudiants en physique de premier cycle, en lien avec l’inclusion et l’équité. À partir du réalisme agentiel et d’une étude ethnographique, elle montre que les interactions entre matériel et discours génèrent une grande variété de pratiques et de compréhensions lors de travaux informels. Toutefois, cette diversité disparaît dans les travaux évalués, en raison des normes académiques qui uniformisent les productions. Cette contrainte affecte la créativité et l’expression personnelle des étudiants dans leur pratique de la physique. Un tel phénomène peut pousser de nombreux étudiants à abandonner cette discipline, alors qu'en tant que société, nous avons besoin d’individus créatifs pour relever les défis scientifiques auxquels la société est confrontée actuellement.


Prix Jeanne-Grégoire

Mathilde Hitier

Titre : Apprentissage de la dérivée au postsecondaire : analyse des pratiques entre les cours de calcul et de mécanique, et identification de ruptures et continuités
Direction : Alejandro Gonzalez Martin

La thèse de Mathilde Hitier explore pourquoi les étudiants du collégial en sciences ont du mal à comprendre la notion de dérivée, enseignée à la fois en mathématiques et en physique dès leur entrée au cégep. Bien que centrale dans les deux cours, l'étude montre qu'elle est abordée différemment et avec des approches peu connectées, ce qui crée des confusions qui nuisent à la compréhension et contribuent à une compartimentalisation des apprentissages. Pour améliorer l’apprentissage, il est crucial de mieux articuler les liens entre les disciplines et de favoriser des pratiques qui encouragent une compréhension dynamique et interdisciplinaire des concepts mathématiques.