L’abénakis, l’anishinabe, l’atikamekw, l’eeyou-ayimuwinh, l’innu, l’inuktitut, le kanien’kéha, le mi’kmaw, le naskapi et le wolastoqey* font maintenant partie des Albums plurilingues ÉLODiL, présentés lors de cette journée tenue le 13 juin 2026 (*Aucune personne traductrice n’a pu être trouvée pour le wendat).
Marquée par la sensibilité et l’humilité, cette journée a rassemblé enseignant·es, conseillères et conseillers pédagogiques ainsi que bibliothécaires scolaires, des personnes désireuses de réfléchir à l’intégration respectueuse de la littérature jeunesse portant des perspectives autochtones dans leur enseignement, en écho au programme provisoire Français, langue d’enseignement. Soutenue par la Direction des ressources didactiques et des bibliothèques scolaires (MEQ), elle a permis de lancer le dossier Découvrir les langues, nations et communautés autochtones. »
« En tant que chercheuses allochtones sensibilisées aux enjeux de diversité linguistique, sans être expertes des langues autochtones, nous avons conçu ce dossier afin de contribuer à la visibilité de la diversité et de la vitalité de ces langues, ainsi qu’aux réalités qui les traversent. Ces ressources rendent les langues autochtones visibles et audibles, mais invitent surtout à poursuivre l’exploration d’œuvres portées par des personnes créatrices autochtones, comme l’ont notamment permis les conférences offertes lors de la journée. » — Catherine Gosselin-Lavoie et Françoise Armand.
Merci aux conférencières de la journée
- Mélissa Mollen Dupuis, autrice, réalisatrice, animatrice et militante pour les droits autochtones.
- Françoise Armand et Catherine Gosselin-Lavoie, professeures à la Faculté des sciences de l'éducation de l'UdeM.
- Sophie Poisson Bispo et Marie-France Grégoire, Télé-Québec.
- Amel Boudina, Biblius.
- Kara Edward, doctorante à l'Université de Sherbrooke.
- Liza McLaughlin, consultante en apprentissage avec le territoire.
Merci également à ContinuUM pour le soutien à l’organisation de la journée et à son bon déroulement, ainsi qu’aux personnes bénévoles étudiantes de l’UdeM, Agnès Chapillon et Zein Alabideen-Kassem, ainsi qu’à Laure Chapillon et Isabelle Anne Beck.
Un évènement ancré dans l'actualité éducative
Alors que le futur programme de français au primaire accordera une place accrue aux textes issus des cultures des Premières Nations et des Inuit, cette rencontre a offert aux participant·es l’occasion de découvrir des ressources inédites et des approches pédagogiques concrètes, tout en amorçant une réflexion sur la place de la littérature jeunesse dans la valorisation des langues autochtones et le rapprochement entre les peuples.
Une vidéo pédagogique sera prochainement accessible sur le site ÉLODiL ainsi que des formations en lien avec les activités du dossier pédagogique.
