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/ Faculté des sciences de l'éducation

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Soutenance de thèse de Ferdous Touioui

Regard sur le meaning making qui s’opère dans les interactions au sein des équipes d’élèves participant à un projet d’électronique programmable en science, soutenu par une collaboration organisme communautaire-école secondaire.

Direction de recherche : Jréne Rahm, Département de psychopédagogie et d’andragogie


Résumé

Cette recherche a pour objectif de comprendre le meaning making qui se réalise durant la participation d’élèves du secondaire à une activité d’électronique programmable offerte à l’intérieur d’une collaboration organisme communautaire-école secondaire. Notre regard sur le meaning making implique un regard sur les gestes, le corps, les émotions et les interactions verbales qui forment ensemble la formation et la co-construction du sens en émergence. À cet effet, nous avons mené une recherche de type qualitatif auprès de deux classes d’élèves de secondaire 1, d’un animateur (A1), de l’assistant animateur (A2) et de l’enseignante des deux groupes.

Dans le cadre du cours de science et technologie, l’activité d’électronique programmable a pris place durant l’année scolaire 2017-2018. Dans le but de documenter l’émergence du meaning making par l’intermédiaire de la médiation par les pairs, les adultes et les outils et aussi à travers la créativité des élèves. Pour ce faire, des observations au moyen d’enregistrements vidéo, de notes de terrain et de journaux de bord, ainsi que des entrevues auprès de l’animateur (A1) et l’enseignante ont été conduites. L’analyse du meaning making a pris la forme de quatre vignettes narratives qui traitent les 12 hot spots ou moments d’interactions choisis de quatre équipes, deux par classe, durant les 8 semaines du projet. Nos analyses multimodales se fondent dans la perspective socio-historico-culturelle, ainsi qu’une adaptation du modèle d’analyse présenté par Pierson al. (2023) pour comprendre le meaning making sous le regard des gestes, de la posture du corps, des émotions et du langage.

Les résultats de la recherche mettent en lumière la richesse des interactions à l’intérieur des équipes, en plus de la variété de médiation qui a pris place. Le meaning making a pris la forme de négociations, de discussions, de désaccords au sein des équipes chargées d’émotions, articulé également à travers les gestes, les mouvements du corps, la manipulation du matériel et de défis que les élèves ont réussi à relever. La médiation par les pairs, les adultes et les outils a été un moteur d’apprentissage et un accompagnement qui a témoigné et a fait preuve de respect et de bien-être à leur égard. Le projet d’électronique programmable a également propulsé la créativité et la reconnaissance de l’expertise de certains élèves, en ce qui concerne les étapes de construction des maisons automatisées. Ceci a privilégié l’expression des sentiments de fierté et de la cohésion de groupe.

Cette étude a ainsi contribué à mettre en évidence des lentilles théorique et méthodologique novatrices qui offrent des pistes de réflexion sur l’implication des collaborations organisme communautaire-école secondaire pour la réussite éducative de tous les élèves.

 

 

Emplacement : Université de Montréal - Pavillon Marie-Victorin : local B-328