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/ Faculté des sciences de l'éducation

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Journée d’étude destinée à la communauté étudiante aux cycles supérieurs

Regards croisés sur l'analyse de l'activité collective en contexte éducatif.

Organisée par Geneviève Barabé, Frédéric Yvon, Robert David, Jrène Rahm, Rola Koubeissy, Judicaël Alladatin et Pierre-Luc Paquet, cette journée vise à initier aux enjeux de l’analyse de l’activité collective en contexte éducatif.

Avec la participation de Gabrielle Montesano, Harimalala Rakotondravelo Razafimahafaly et Patricia Chilaca.
 

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Programme de la journée

  • 9 h - 9 h 20 : accueil et mot de bienvenue
  • 9 h 20 - 10 h 20 : conférence de Virginie Robert (UdeS)
    Étudier l’activité collective à la lumière de la théorie de l’objectivation : fondements et perspectives méthodologiques

    Cette conférence propose d’explorer l’étude de l’activité collective à partir de la théorie de l’objectivation (TO) (Radford, 2011, 2021), une théorie qui s'inscrit dans les approches socioculturelles de l’apprentissage. Elle mettra en lumière ses fondements en portant une attention particulière aux processus d’enseignement-apprentissage et à la place des interactions dans l’activité, tout en proposant des pistes méthodologiques pour rendre compte de l’activité collective se déployant dans la salle de classe. Des exemples issus de mes travaux de thèse en didactique des mathématiques illustreront les potentialités et les défis de cette approche.

  • 10 h 20 - 10 h 40 : pause café
  • 10 h 40 - 11 h 40 : conférence de Lionel Roche (UQAM, CRIFPE)
    Analyse de l’activité collective dans le cadre de l’approche du cours d’action

    À partir de l’analyse de l’activité d’étudiants en formation se destinant au professorat d’EPS, la présentation mettra en évidence l’apport du programme de recherche du cours d’action (Theureau, 2010) pour l’étude de l’activité collective. Dans ce cadre théorique, l’action est conçue comme fondamentalement « individuelle-sociale », en ce qu’elle est à la fois propre à l’acteur et constitutivement liée à autrui, celui-ci participant au couplage structurel de toute activité (Theureau, 2006). Les dimensions individuelle et sociale de l’activité et de la cognition sont ainsi envisagées comme mutuellement constitutives. Dès lors, toute activité, qu’elle soit individuelle ou inscrite dans un collectif, implique une relation à autrui. L’analyse de l’activité dans une perspective anthropologique conduit ainsi à considérer conjointement les dimensions comportementales, perceptives, cognitives, affectives, culturelles et sociales qui structurent l’engagement d’un acteur en situation de formation.

  • 11 h 40 - 12 h : discussion de synthèse sur les deux conférences
  • 12 h -13 h : diner (apporter votre lunch)
  • 13 h - 14 h : deux ateliers en parallèle
  1. Une étude de l’activité collective par une analyse de l’assemblage relationnel en action, avec Jrène Rahm, Rola Koubeissy et Gabrielle Montesano (UdeM). En présentiel, local B-328.

    Inspiré par la théorie de Vygotsky et ses développements contemporains, l’atelier propose un regard critique sur l’assemblage, l’orchestration, voire l’enchevêtrement des corps des jeunes, des animateurs et des enseignants, ainsi que des outils et du matériel, des pratiques et des émotions/affects — soit l’ensemble des éléments qui constituent la configuration d’une activité collective en contexte éducatif. À travers l’analyse d’images et de vidéos, l’atelier se penche sur l’expérience en émergence, l’agentivité des participantes, la circulation du matériel et des affects, le développement de nouvelles relations, ainsi que sur les occasions d’apprentissage signifiantes et authentiques qui médiatisent et contribuent à l’épanouissement, à l’inclusion et à la justice sociale. S’appuyant sur un tel ancrage, l’atelier vise à déconstruire les récits dominants et à interroger la positionnalité des acteurs et des chercheurs; il se conclut par une réflexion sur les messages à retenir en lien avec une méthodologie décoloniale, propice à des actions transformatrices.

  2. La résolution collective de problèmes routiniers en classe de mathématiques : est-ce que 498 est divisible par 4? Avec Geneviève Barabé et Robert David (UdeM). En présentiel, local A-340.

Cet atelier s’appuie sur la théorie de l’enaction (p. ex. Maturana et Varela, 1992) pour examiner l’activité collective qui émerge d’une tâche routière en mathématiques, en l’occurrence une vignette qui décrit les interactions au sein d’une classe de 6e année autour de la question de la divisibilité par 4. L’atelier convie tout d’abord les participants à un travail d’identification des caractéristiques qui suggèrent une activité collective ainsi que celles du contexte d’apprentissage et des gestes pédagogiques qui suscitent sa mise en œuvre. Nous examinerons ensuite comment ces caractéristiques s’inscrivent dans le cadre de l’enaction ainsi que des pistes méthodologiques pour les documenter et les analyser dans le cadre d’une recherche.

  • 14 h 30 - 14 h 45 : pause café
  • 14 h 45 - 15 h 30 : synthèse de la journée

Emplacement : Université de Montréal - Pavillon Marie-Victorin (B-328)